Philippe Darriulat – Les fondamentaux de la Gauche

« Les fondamentaux de la gauche », formation de Philippe Darriulat, professeur des universités, lors des universités de rentrée Un monde d’avance, le 25 septembre 2009.

Conférence sur l’hisoire de la gauche française (non-exclusivement). Très éclairant aussi sur l’histoire des libéraux et des démocrates ainsi que sur les enjeux actuels.

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Voile, gauche et république

Sur les affaires de voiles (à l’école ou intégrale) il me semble (après de longues discussions)  que les gens de gauches sont divisés pour de bonnes raisons (ie il ya des arguments forts des deux côtés, même s’ils se transforment parfois en noms d’oiseaux).

* La position que je vais appeller républicaine essaye de voir si le voile intégrale (ou le voile à l’école), après avoir laïcisé la question est acceptable dans une république. JLM et Caroline Fourest sont sur ce genre de position (au passage ils sont d’accord pour l’école et pas d’accord pour le voile intégrale) .

*La position contextuelle (je ne sais pas si le terme est le meilleur), qui pointe avec justesse le contexte pourris du débat actuel, et souligne tout aussi justement que la position républicaine conduit à exercer une violence symbolique supplémentaire sur certaines populations défavorisées (en lien avec le colonialisme qui plus est). Ceci est renforcé par une conclusion (de loin ) similaire des républicains avec les gens de doites, voir d’extrême droite.

Bien sûr les républicains sont conscients du rapport de forces et des « alliés » néfastes qu’ils peuvent avoir, il me semble que la solution qu’il trouvent est alors de décontextualiser et de recontextualisé, c’est à dire de former par exemple un paquet laïque qui permet de fait de viser plusieurs religieux et de se séparer de la droite chrétienne (qui n’a bien sûr pas envie que l’on touche à l’Alsace). Pour le cas du voile à l’école, la recontextualisation aurais été un renforcement massif de l’école publique et revenir sur les subventions du privé (majoritairement catholique de fait).

Je pense que la question de la liberté est une fausse question (ici), la liberté ce n’est pas le droit de faire n’importe quoi, et ça ne l’a jamais été  (conceptuellement), donc le principe même d’une loi n’est pas vraiment un problème et pour aller plus loin la limite du context et des forces en présence est qu’elle n’offre pas de perspective politique (la laicité positive? Un modèle anglo-saxon? Le canada est souvent vanté, mais il faut aussi rappeller que Dieu et la loi sont au fondement de sa constitution. Un peu vilain pour les athées ou polythéistes divers.).

Après la question politique c’est, en imagineant être député:

*si  on est majoritaire, la position républicaine ne pose pas de problème parce que l’on peut faire le paquet que l’on veut (et en plus le climat politique serait très différent). La position républicaine est d’ailleur de raisonner comme si on était majoritaire.

*Si on est minoritaire (la situation actuelle), comment voter? Si la loi est mal fagotée (non laïque par exemple), on peut voter contre. Mais si elle est plutot bien faite (mais sans le paquet bien sûr, faut pas rêver) et que dans un autre contexte on la voterait, faut-il voter pour, contre, s’abstenir?

Je ne tranche pas, mais une position intéressante serait de dire que la loi est bonne mais de voter contre et de le dire  en pointant le contexte médiatico-politique et le fait qu’elle est insuffisante si l’on cherche à promouvoir la laïcité ou l’idée de l’école publique. Pour cette dernière, on peut par exemple dire que sans renforcemment de l’école publique, la loi sur le voile conduit à renforcer le privé (ce qui est un objectif majeur de la droite).

BOURDIEU « SUR LA TÉLÉVISION »

Pierre Bourdieu sur la télévision, ou comment des contraintes sociologiques conduisent à des discours convenus, favorisant les bons clients et certains types de discours.

Navire night, séquence 9: Science, démocratie : raison contre communication; l’université en Amérique latine; Écologie

Sequence9

Igor BABOU et Joelle LE MAREC (ENS-LSH Lyon, Laboratoire Communication, Culture et Société/CNRS): Science et société
David GARIBAY (Université Lyon 2, faculté de Droit et de Sciences politiques, UMR triangle Lyon 2/ENS/IEP): Réformes néolibérales en Amérique latine et marge de manœuvre des gouvernements de gauche
Marc PHILIPPE (Université Claude Bernard Lyon 1, Écologie/Paléontologie): Écologie politique et scientifique

Navire night, séquence 5: pouvoir & savoir: Pascal, La Fontaine. Linguistique Sarkozienne

Sequence5

Delphine Kolesnik (ENS-LSH Lyon, Philosophie/CERPHI) et Michèle Rosellini (ENS-LSH, Lettres et Arts/CERPHI): Des arts d’être despote : – La tyrannie comme désir de domination universel hors de son ordre. L’apport de Pascal à la réflexion sur la mobilisation
D. Kolesnik, M. Rosellini – Exercice du pouvoir et usage des savoirs : actualité des Fables de La Fontaine .
Fabienne Boissieras (Université Jean Moulin Lyon 3, Lettres): Fonctionnements du mot «D’accord» dans le champ conversationnel contemporain

Navire night, séquence 1: Sarkozy & le nationalisme français; immigration & hospitalité

Navire night de l’université Lyon 2, le 8-9 avril 2009:

Séquence1

Sarah AL MATARY, ENS-LSH Lyon, Lettre : Anti-intellectualisme et identité nationale: les racines du discours sarkozien sur l’éducation
Spyros FRANGUIADAKIS, Université Lyon 2, faculté d’Anthropologie et de Sociologie/Modys-CNRS

Navire night de l’université Lyon 2, le 8-9 avril 2009 – ouverture

Ouverture de la nuit

Accueil par un représentant de la présidence puis Bruno GELAS (Ancien Président de l’Université Lumière Lyon 2) et Hugues DE CHANAY, Marion fONTANA, Agnès fONTVIEILLE-CORDANI, Valérian GUILLIER, Hervé MICOLET Anne-Marie MORTIER (Université Lumière Lyon 2)